À
110 km de la ville de Cuzco
se
trouve Paucartambo, le "sommet du monde", peuplé
par ce qui accède à une des dernières zones
vierges de la planète : la biosphère de la réserve
du Parc National du manu, lieu qui attire des visiteurs du monde
entier.
Paucartambo se caractérise pour être la province folklorique
du Cuzco et du Pérou. Entre le 15 et le 18 juillet ils célèbreront
de nouveau les fêtes de la Virgen del Carmen, fête religieuse
qui trouve ses origines dans la période coloniale, pendant
laquelle le mélange des danses colorées donne un ton
extraordinaire à une des manifestations les plus importantes
du Pérou.
Les origines du sacre de la Virgen del Carmen sont connues par la
tradition orale de l'époque coloniale et républicaine.
Le culte à la Virgen del Carmen commença au XVIIeme
siècle, quand les habitants "Qollas" du haut-plateau
arrivaient en pressant leurs troupeaux de lamas, traversant Paucartambo
et Kcosóipata, dans le but d'échanger leurs produits.
Durant un de ces si nombreux voyages, au grand étonnement
des voyageurs et des natifs, surgit l'apparition miraculeuse du
visage de la vierge dans un pot de terre. Cette découverte
fut gardée pour perpétuer son image qui fut sculpter
par des artistes de paucartambo qui en plus lui ont construit un
temple où ils la vénéraient avec des prières
et des cantiques.
Entrée de la vierge
L'entrée de la vierge a lieu le 15 juillet, la fête
commence à midi avec les feux d'artifice. Avec le son des
cloches débute le défilé des groupes et des
orchestres typiques.
Le sanctuaire de la Virgen del Carmen resplendit, les gens se regroupent
et s'élèvent les prières, pendant que les différents
groupes commencent leur défilé dans plusieurs endroits,
entrant les uns à cheval, d'autres en voiture et beaucoup
à pieds.
Le défilé est présidé par le prêtre,
qui place d'un coté les femmes et d'un autre les hommes,
portant les fusées ou les anges joliment décorés,
les cierges, les bougies et les fleurs en bouteilles dont les eaux
sont de différentes couleurs avec l'accompagnement des groupes
de musique et des danses.
La réception a lieu dans la maison des carguyoc, on sert
le potage typique du repas. Le soir, la joie passe sur la place
d'armes où on fait un feu qonoy avec les feux d'artifices
où tous les groupes de danses participent.
Sérénade rituelle
La
fête du premier jour se termine avec la traditionnelle cérémonie
de l'aube qui est la sérénade rituelle à la
Virgen del Carmen devant la porte du temple. Ce sont les danseurs
en habits de ville qui en sont chargés, sans masques ni déguisements.
Ils dansent et chantent jusqu'au lever du jour.
Le premier acte religieux du jour principal est la messe de Aurora
et la Messe de Fiesta, où les groupes de Qhapaq Qolla et
Qhapaq noir chantent leurs cantiques avec une profonde foi religieuse.
Dans l'après midi a lieu la première procession de
la Virgen del Carmen, l'accompagnent tous les groupes qui interprètent
leurs danses et leurs chants.
Le 17 a lieu la guérilla, où le matin se célèbrent
les messes en honneur de la Virgen. Les danses se prolongent pour
arriver au cimetière où l'on se souvient de ceux qui
sont morts et où l'on danse devant les tombes en trinquant
avec eux.
La fête se termine avec le kacharpari. Le matin se célèbre
la messe watatiyaykuy, dont le point culminant sont les bénédictions
du prêtre à ceux qui sont présents. Les paroissiens
commencent à se dirent au-revoir et dans l'après midi
la Virgen del Carmen sort du baptistère du temple pour le
culte du hoqarikuy, cérémonie où le prêtre
donne la bénédiction aux pieds de la Vierge, aux enfants
et aux jeunes qui sont accompagnés de leurs parrains. Finalement,
le village reçoit une dernière bénédiction
de la vierge sur le parvis du temple.
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