Trujillo, entourée d'impressionnantes ruines archéologiques,
comme Chan-Chan la citadelle de boue la plus grande au monde, est
une ville romantique qui a su conjuguer les réminiscences
coloniales avec les nuances caractéristiques des villes modernes.
Capitale du département de La Libertad, Trujillo se trouve
sur la côte nord du Pérou, à 550 km de Lima
ou à 50 minutes de vol.
Fondée en 1534 par le conquistador Diego de Almagro, la ville
de l'éternel printemps monte avec fierté ses bâtisses
et églises coloniales. Entre elles ressortent la bâtisse
de Ganoza Chopitea, à la porte polychromée de style
baroque couronné d'un fronton rococo et de deux lions, la
maison de Mariscal Orbegoso, la maison de l'Emancipación
et beaucoup d'autres choses.
La Cathédrale, pour son architecture sobre et ses retables
de style baroque, La Merced et El Carmen, considérées
comme l'ensemble architectonique le plus important de la région,
doivent être visitées.
Et dans cette ville de bâtisses et de temples chargés
de nostalgie et de romantisme, on rend le culte à la danse
la plus importante du Pérou : la marinera.
Trujillo est considérée comme la capitale de la marinera
pour plusieurs raisons. Une d'elles est le Festival national de
la Marinera qui a lieu tous les ans à la fin du mois de janvier
et qui a commencé dans les années 50, grâce
à l'élan que lui donne le trujillien don Guillermo
Ganoza Vargas.
Le festival comprend le concours national de la marinera, une fête
pleine de jeunesse, de couleur et de beauté à laquelle
participent des couples venant des diverses villes du pays. Elles
ses rencontrent dans des catégories diverses dans le colisée
Gran Chimú de Trujillo.
Aujourd'hui, le Club Libertad organise le concours et est chargé
de maintenir la tradition. Pendant la fête de la marinera,
Trujillo se transforme est il n'est pas étrange de voir aux
coins des rues des danseurs spontanés qui débordent
d'élégance.
Durant les jours de fête, on peut apprécier le plus
beau de la danse. Quand elle a lieu dans un petit salon on remarque
les mouvements contenus et l'accompagnement du cajon, de la guitare
et du chant. Les costumes sont dans ces cas là très
simples.
Quand les couples dansent dans le colisée les mouvements
sont plus amples et on note la structure de la chorégraphie.
Le cajon et la guitare laissent la place aux clairons et aux tambours
des groupes de musique.
Le costume, qui consiste en une jupe ajustée à la
ceinture par de magnifiques volants pour les femmes, et d'un pantalon
noir, d'une chemise blanche et d'un chapeau de paille pour les hommes,
est beau et élégant.
La marinera s'habille aussi de fête en septembre pour le festival
international du printemps, un concours d'une semaine durant lequel
s'organisent différentes activités artistiques, entre
elles la danse représentative du Pérou, et dont le
plus grand moment est le corso des fleurs.
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