Il est nécessaire de revenir dans le temps : dans le Lima
de la moitié du XVIeme siècle, un esclave noir angolais
peint l'image du Christ sur le sa confrérie à Pachacamilla.
Les années passèrent et rien d'extraordinaire ne semblait
passer à l'image qui paraissait languir devant les yeux du
peu d'esclave qui la vénéraient. Mais tout changea
le 13 novembre 1655, un terrible tremblement de terre s'abattit
sur Lima. La ville est détruite.
Les vies, les rêves
et les illusions sont ensevelies sous les décombres. La seule
chose qui resta debout fut l'image de ce christ qui ouvrait ses
bras pour embrasser les liméniens tourmentés. Miracle
! dirent les esclaves, miracle ? se demandèrent le vice-roi
et les autorités ecclésiastiques.
Le peuple commença à rendre culte à ce tableau
représentant Jésus sur la croix, à la Saint
Vierge debout au côté de la croix et à Sainte
Madeleine à genoux aux pieds du Seigneur.
En 1661, Antonio León s'intéressa à l'image
et construit à sa place un appui en forme d'autel, qui servit
à renforcer la base du mur. Cet homme avait une tumeur maligne
et chaque fois qu'il rendait visite au seigneur, il lui demandait
de le guérir. Ses prières furent écoutées.
La célébrité du Christ miraculeux est allée
en s'accentuant. Le lieu se changea en un petit temple et on arriva
à y célébrer le Miserere (fête ou célébration
envers une image du christ)avec un accompagnement de harpe et la
fête de la croix.
Miracle ? Le vice-roi et les autorités ecclésiastiques
avaient déjà la réponse et décidèrent
de détruirent le mur. L'émotion empli alors Lima.
Une foule atterrée vint pour observer la démolition
mais quand le soldat allait pour remplir sa mission, il commença
à trembler et ne put le faire.
Le deuxième et le troisième soldat qui essayèrent
de répondre aux ordres du vice-roi ont eu le même sort.
Miracle ! plus personne ne doutait.
La première procession eut lieu après qu'un autre
tremblement de terre s'abattit sur Lima le 10 octobre 1687. Sentant
la désespérance, le père jésuite Alonso
de Messia, décida sortir une copie de l'image.
Ce fut un parcours bref, mais on raconte que la terre ne bougea
plus et que l'inquiétude des habitants cessa.
En 1727, le pape Benedicto XIII dicta un décret par lequel
il confiait la vénération de l'image au Monastère
des Nazarenas, lieu où elle est toujours aujourd'hui.
Par ses miracles, la tendresse et la foi qu'elle réveilla,
cette image peinte en un coin humide de la lima vieille fut nommée
par le vice-roi Comte de La Moncloa, comme patron de la ville.
Aujourd'hui, le mur demeure dans son lieu d'origine et les liméniens
continuent de s'en approcher pour prier et demander de l'aide.
L'image, comme elle le fait de puis des siècles, écoute
et irradie de bonté. Elle n'oublie pas ses origines modestes
même si aujourd'hui elle possède son propre temple,
celui des Nazarenas et qu'à ses pieds s'agenouillent des
millions de personnes de toutes nationalités et classe sociale.
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